Crédit photos : Olivier Luc
La sélection féminine du Grand Est a brillé à Tournefeuille du 13 au 15 mars 2026, sous la direction des entraîneurs de la Ligue Grand Est de Handball, Sophie Marangé et Alexandre Bailly. Les joueuses ont livré une compétition exceptionnelle, alliant travail, cohésion et engagement collectif.
Le résultat : une première place et le titre de championnes de France ! Retour sur un week-end intense, riche en émotions et en moments qui resteront gravés dans les mémoires.
Avec quelques jours de recul, quel premier bilan tirez-vous de cette nouvelle édition des Interligues Féminins ?
Cette édition a été avant tout une compétition riche en partage. Il y a eu du travail, des échanges, des émotions… et peu de sommeil ! C’était une belle édition, non seulement grâce au titre, mais aussi grâce à l’accueil formidable du club de Tournefeuille. Même face à des problèmes logistiques, le groupe est resté solidaire, efficace et courageux. Nous avons réussi à allier le travail et l’humain, avant et tout au long de la compétition.
Le collectif a grandi au fil des matchs et toutes les joueuses ont pu s’exprimer et contribuer à leur manière. Même s’il s’agit d’une compétition de détection, chacune a été mise en valeur et a trouvé sa place dans le projet.
La finale de dimanche soir face à la Ligue Région Sud a été un véritable bras de fer. Comment avez-vous réussi à maintenir la lucidité et l’énergie des joueuses jusqu’au bout du tournoi ?
Les filles ont beaucoup travaillé et se sont pleinement approprié le projet sur chaque match. Nous avons pu faire tourner l’effectif tout au long du tournoi afin de préserver leur énergie, sans jamais perturber notre projet de jeu.
Entre la demi-finale du samedi soir et la finale du dimanche, nous avons optimisé le temps de récupération, tant sur le plan physique que mental, grâce à l’accompagnement d’Alice Bihr, notre kinésithérapeute sur site.
Nous avons également sensibilisé le groupe à l’importance de l’alimentation, de l’hydratation et du sommeil, tout en alternant temps de travail vidéo, analyses tactiques et moments plus légers, comme des marches ou des jeux. Sur le banc et dans les vestiaires, nous sommes restés calmes, ce qui a permis aux filles de rester soudées et concentrées. Elles ont fait preuve de sérénité, de caractère et d’ambition, prenant chaque match l’un après l’autre.

Travailler en binôme sur un tournoi aussi court est un défi. Comment s’est organisée votre collaboration pour guider ce groupe vers la victoire ?
Travailler en staff n’a jamais été un défi pour nous. Notre collaboration s’est très bien passée : nous partageons une vision commune du handball, de la formation et de l’accompagnement des joueuses. Cette base solide nous permet ensuite d’être complémentaires dans la manière d’intervenir, de communiquer et de gérer les moments de match.
Sur le terrain, il n’y a qu’une seule voix sur le banc, et chaque rôle est clairement défini. L’un gère le management global et les stratégies, tandis que l’autre complète ou rappelle les grands principes, propose des ajustements si nécessaire et assure le contact direct avec les joueuses, en les rassurant ou en les motivant selon les besoins. Notre discours est identique, mais délivré à des moments ou sous des formes différentes pour se compléter naturellement.
Lors des entraînements et des préparations de match, nous partageons nos responsabilités : l’un se concentre sur l’attaque, l’autre sur la défense, tout en validant chaque décision ensemble. Nous associons également nos collègues de Metz et Barr, dont le regard extérieur nous est précieux. C’est véritablement un travail d’équipe, en amont comme pendant la compétition.
Au-delà du talent individuel, on a senti un collectif très soudé. Quelle a été votre plus grande fierté en tant que coachs dans l’évolution de ce groupe ?
Notre plus grande fierté est la capacité des filles à rester sereines dans les moments difficiles. Aucun match n’a été simple, du premier à la finale. Même lorsque nous étions menées 5 à 12 à la mi-temps contre la ligue Centre-Val de Loire, elles ont montré une force mentale incroyable et ont pleinement adhéré aux ajustements tactiques. Elles ont cru en elles et en nous, et ont su se mobiliser collectivement.
Avant le tournoi, nous avions travaillé avec le groupe sur la gestion du stress et des situations d’échec, en échangeant avec des intervenants comme Laura Flippes-Schneider, Emmanuel Mayonnade et Marie-Andrée Schneider, notre préparatrice mentale. Cette démarche a clairement porté ses fruits, même s’il reste encore des axes de progression à développer.


Quel a été votre leitmotiv tout au long de cette compétition ?
Nos valeurs, celles des filles, définies avant le tournoi et partagées tout au long du week-end : le respect, la cohésion et le plaisir d’être ensemble. La légèreté, les sourires et le plaisir de vivre cette aventure sportive et humaine ont guidé chaque moment.
Avez-vous un message à adresser à vos joueuses ?
Bravo et merci ! Nous sommes fiers de ce qu’elles ont accompli sur le terrain, de l’image qu’elles ont dégagée et de tous les moments de partage vécus. Comme dirait Alex, c’était « extra-ordinaire » ! C’est leur histoire collective, et ce n’est que le début de leur parcours.
À elles maintenant d’écrire la suite sur le plan individuel…










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